Teknik - Panel nsec 2026 - Parce que... c'est l'épisode 0x30D! — PolySécure Podcast

Teknik - Panel nsec 2026 - Parce que... c'est l'épisode 0x30D!

PolySécure Podcast · 18/06/2026 04:00 · 51 min

Contenu de l'épisode

Parce que… c’est l’épisode 0x30D! Shameless plug Description Résumé du panel Polysécure — nsec 2026

Présentation des panélistes

Cet épisode spécial du podcast Polysécure réunit cinq invités aux profils variés : François Labrèche, principal data scientist chez Sophos travaillant avec le machine learning et les LLM dans un contexte XDR; François Proulx, VP recherche en sécurité chez Boost Security, spécialisé dans l’exploitation des build pipelines et la chaîne d’approvisionnement logiciel; Charles F. Hamilton, qui fait du red team chez Cyber; Christian Paquin, développeur cryptographique chez Microsoft Research; et Philippe Pépos Petitclerc, étudiant au doctorat et fondateur d’une petite compagnie de pentest, amateur de CTF.

Le « Magic AI » et le phénomène Mythos

La discussion s’ouvre sur l’éléphant dans la pièce : l’intelligence artificielle. Le sujet central est Mythos, présenté comme une démonstration marketing spectaculaire qui a semé la panique dans le milieu de la cybersécurité. Les panélistes s’entendent toutefois pour relativiser : ce modèle n’est pas fondamentalement plus dangereux que les autres. Labrèche rappelle qu’en tant que data scientist côtoyant les LLM chaque semaine, il observe une amélioration continue. Les travaux de Nicolas Carlini (Anthropic) montraient déjà des vulnérabilités trouvées dans le kernel Linux avant Mythos. Le succès de Mythos tiendrait surtout à son bon nom, plus effrayant que « vulnerability scanning ».

Plusieurs nuances sont apportées sur le cas BSD choisi pour la démonstration : ce système représente moins de 1 % du marché, donc son code est peu analysé et offre peu de surface d’attaque intéressante. De plus, la vulnérabilité « découverte » serait en réalité déjà connue (un correctif raté de 2007) et présente dans les données d’entraînement.

L’attaquant dans l’équation

Un point récurrent : on oublie souvent l’attaquant dans l’équation. Pépos Petitclerc, ayant analysé les attaques sur son blog, constate des comportements « brain dead » — des attaquants peu qualifiés qui dépensent des tokens pour n’aller nulle part. Proulx, early adopter du vulnerability research par LLM depuis 2022, insiste sur le principe garbage in, garbage out : la qualité du prompt et l’expertise humaine font toute la différence. Les vulnérabilités récentes dans Linux ont d’ailleurs été trouvées par des humains extrêmement compétents (l’exemple de Copy-on-write/Splice est cité), pas par des agents autonomes.

Le coût constitue un frein majeur : peu d’attaquants peuvent se permettre de dépenser 20 000 $ pour une vulnérabilité sans valeur réelle. Trouver une vulnérabilité ne signifie pas qu’elle soit exploitable en pratique, ni qu’on puisse la patcher plus vite — le problème du patching demeure (référence au drama MITRE/NVD de l’année précédente).

La question du volume et de la visibilité

Labrèche observe que les alertes clients n’ont pas explosé depuis trois mois, ce qui contredit la rhétorique d’une démocratisa

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