Spécial - RETEX conférence S3NS 2026 aka part 2 - Parce que... c'est l'épisode 0x2F5! — PolySécure Podcast

Spécial - RETEX conférence S3NS 2026 aka part 2 - Parce que... c'est l'épisode 0x2F5!

PolySécure Podcast · 07/05/2026 04:00 · 23 min

Contenu de l'épisode

Parce que… c’est l’épisode 0x2F5! Shameless plug Description

Contexte et premières impressions

Dans cet épisode spécial du podcast Polysécure, Nicolas Bédard reçoit son collègue de Palo Alto Networks pour un retour d’expérience sur la conférence S3NS, qui s’est tenue à Paris à la mi-février 2026. S3NS est le cloud souverain français, une offre construite sur la technologie de Google Cloud et certifiée par l’ANSSI (l’agence nationale française de cybersécurité) en décembre 2025 — soit à peine trois mois avant la conférence.

L’invité y était envoyé en tant que représentant de Palo Alto Networks, pour présenter comment une entreprise américaine peut s’inscrire dans un écosystème de cloud souverain. Il avoue y être arrivé avec de sérieuses appréhensions : en tant que Nord-Américain travaillant pour une grande compagnie américaine, il craignait un accueil hostile, voire franchement anti-américain. La réalité qu’il a vécue a complètement renversé ses attentes.

Une affluence surprenante, un discours inattendu

Premier constat : l’ampleur de l’événement. Plus de 2 000 personnes étaient inscrites au sommet S3NS, un chiffre qui a surpris l’invité. La conférence était animée et les kiosques, dont celui de Palo Alto qui figurait parmi les plus grands, ont attiré une foule nombreuse et curieuse.

Deuxième constat, et sans doute le plus marquant : le discours sur la souveraineté numérique entendu dans les keynotes était diamétralement opposé à ce qu’on entend habituellement au Québec ou en Amérique du Nord. Contrairement à ce que l’invité anticipait, il n’y avait aucune hostilité envers les entreprises américaines. Le message central de la conférence reposait sur deux piliers : la confiance d’abord, le contrôle ensuite.

L’idée n’était pas de rejeter les technologies étrangères, mais de s’assurer qu’elles priorisent les intérêts des utilisateurs européens et qu’elles respectent leurs contraintes légales et opérationnelles. Cette nuance est fondamentale : mettre la souveraineté et l’innovation en opposition serait contre-productif. Les cyberattaquants, eux, utilisent les outils les plus avancés sans se soucier de leur origine. Une organisation qui sacrifierait l’innovation au nom de la souveraineté se retrouverait donc dans une position défavorable face aux menaces.

Une maturité acquise avec le temps

Nicolas Bédard apporte ici un éclairage précieux : il suit l’évolution du discours européen sur la souveraineté numérique depuis 2021-2022. À cette époque, le ton était beaucoup plus fermé, plus protectionniste, voire souverainiste au sens étroit du terme. En 2026, la pensée européenne a évolué vers une approche beaucoup plus pragmatique et collaborative, reconnaissant que la souveraineté ne signifie pas l’isolement, mais la maîtrise.

Cette maturité, les Français l’ont acquise après des années de débat public sur le sujet. En comparaison, le Québec en est encore à une phase plus émotionnelle, réactive au contexte géopolitique récent. Les animateurs du podcast expriment le souhait que le débat local gagne lui aussi en nuance et en profondeur dans les années à venir.

Palo Alto dans un cloud souverain : comment ça fonctionne ?

La question naturelle se pose : comment une entreprise américaine comme Palo Alto Networks peut-elle opérer dans un environnement souverain, sachant que la certification SecNumCloud impose que l’opérateur soit une entité française ? La réponse est technique et pragmatique.

Palo Alto ne peut pas être directement certifié SecNumCloud — et ne cherche pas à l’être. En revanche, ses produits peuvent tourner

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