PME - Reconnaitre le bias cognitif pour mieux se protéger - Parce que... c'est l'épisode 0x309!
Contenu de l'épisode
- 24 et 25 juin 2026 - Allemagne - Troopers
- 26 et 27 juin 2026 - Paris, France - leHACK
- 30 juin au 2 juillet 2026 - Lille, France - Pass the SALT
- 6 au 9 août 2026 - Las Vegas, USA - DEFCON 34
- 19 septembre 2026 - Montréal Canada - Bsides Montréal 2026
- 22 septembre 2026 - Belgique - BE-Cyber
- 24 au 25 septembre 2026 - Belgique - BruCON
- 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - AligatorCon
- 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon
- 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026
- 1 au 3 décembre 2026 - Ottawa, Canada - Forum inCYBER Canada
- I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle
Dans cet épisode, je reçois Emeline Manson pour discuter d’un sujet central mais souvent négligé en cybersécurité : les biais cognitifs. Le point de départ de la discussion est simple mais important : les victimes de fraude ne sont ni naïves ni stupides. Les fraudeurs comprennent très bien le fonctionnement du cerveau humain et exploitent des mécanismes universels, peu importe le niveau de connaissances ou de prudence d’une personne. Les attaques ne visent donc pas toujours une machine, mais cherchent surtout à influencer un comportement humain, en misant sur l’urgence, la peur, la confiance, l’habitude ou la fatigue. Pour rendre ces mécanismes plus faciles à repérer, les biais sont regroupés en quatre grandes familles.
Les biais qui nous font agir trop vite
La première famille regroupe les biais qui réduisent l’espace entre l’émotion et l’action, empêchant toute vérification. Le biais d’urgence repose sur la création d’une pression artificielle (compte bloqué, livraison suspendue, intervention policière imminente), qui pousse à régler un faux problème avant même de vérifier son existence. Le biais de rareté fonctionne de façon similaire, avec des offres limitées dans le temps qui forcent une décision rapide. Les intervenants notent que ces deux biais sont souvent combinés, par exemple un message urgent accompagné d’éléments rassurants qui font aussi baisser la garde.
Les biais qui nous font accorder trop de confiance
La deuxième famille mise sur la crédibilité apparente. Le biais d’autorité pousse à obéir à une demande qui semble venir d’un supérieur, d’une institution ou d’une personne importante, comme dans les fraudes au faux président. Le biais de familiarité agit de façon proche : on baisse la garde lorsqu’un message semble provenir d’un proche ou d’un fournisseur connu, alors qu’un compte peut être compromis ou une identité usurpée. Le biais de réciprocité intervient lorsqu’une personne se sent obligée de répondre positivement après avoir reçu quelque chose, par exemple une fausse offre d’emploi ou un document utile envoyé par un faux fournisseur. Enfin, le biais de preuve sociale, très présent sur les réseaux sociaux, fait croire qu’une offre ou un investissement est légitime simplement parce que de nombreux avis ou témoignages positifs l’accompagnent, alors que ces avis peuvent être achetés ou fabriqués.
Les biais qui nous font baisser la garde
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