H'umain - identroad ou l'application de le souveraineté numérique au Québec (Propolys) - Parce que... c'est l'épisode 0x32B!
Contenu de l'épisode
- 19 septembre 2026 - Montréal Canada - Bsides Montréal 2026
- 22 septembre 2026 - Belgique - BE-Cyber
- 24 au 25 septembre 2026 - Belgique - BruCON
- 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - AligatorCon
- 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon
- 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026
- 1 au 3 décembre 2026 - Ottawa, Canada - Forum inCYBER Canada
- I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle
Dans cet épisode spécial consacré à l’incubateur Propolis, l’animateur reçoit Jean-Claude Charrier, fondateur d’Identroad (anciennement Heiden Road), une entreprise incubée chez Propolis en 2023-2024. Jean-Claude se présente comme l’un des rares fondateurs de sa cohorte encore actif : après le départ de sa cofondatrice, il a racheté ses parts et cherche maintenant de nouveaux partenaires.
Une mission : la souveraineté numérique des PME
Identroad s’adresse en priorité aux PME québécoises et à la protection de leurs données. Son produit phare, Lugus (nommé d’après le dieu celte polytechnicien, clin d’œil aux origines bretonnes du fondateur), est un outil de cybersécurité qui assemble plusieurs briques open source pour offrir une sécurité fiable à moindre coût. L’entreprise fournit aussi un mini-serveur Proxmox préconfiguré permettant d’héberger localement des services comme Documenso, une alternative libre à DocuSign, avec la même valeur juridique. Tout le trafic passe par un VPN vers des proxys maison, garantissant un environnement entièrement maîtrisé. Jean-Claude mentionne également Balor, un outil de pen testing destiné aux administrateurs système, et son implication dans le développement du noyau Linux.
Ce que Propolis lui a réellement appris
Jean-Claude se décrit comme une personne TDAH et à haut potentiel intellectuel (HPI), avec un fonctionnement naturellement chaotique. Il admet être arrivé chez Propolis avec scepticisme — c’est sa cofondatrice qui les avait inscrits — jugeant la démarche trop « corporate ». Il en ressort pourtant convaincu que l’incubateur lui a appris à structurer ses idées : transformer un concept flou en modèle d’affaires concret, prototyper avant de perfectionner, et bâtir de vrais tableaux de valeur. Ce travail méthodique s’applique aujourd’hui à chacun des produits de l’entreprise, ce qui a permis d’abandonner certaines idées et d’en transformer d’autres en simples fonctionnalités.
Les ateliers l’ont aussi confronté à des exercices sociaux difficiles pour lui, comme les 5 à 7 de réseautage, qu’il redoutait particulièrement en tant que neurodivergent. Il y a appris à vulgariser son discours technique et à comprendre qu’en démarrage, on vend d’abord une mission et une équipe avant de vendre un produit.
Rencontres avec des investisseurs
Un moment marquant fut une série d’entretiens avec des investisseurs organisée par Propolis. Plusieurs lui ont dit sans détour qu’il ne pourrait pas scaler seul et qu’il avait besoin d’un CMO pour s’occuper de l’acquisition client pendant qu’il se concentre sur le développement. Un autre lui a fait remarquer qu’il n’avait qu’à contacter directement les fonds d’investissement et les organismes comme Investissement Québec ou les fonds FTQ — une évidence qu’il n’avait jamais envisagée. Ces échanges l’ont aussi amené à accepter qu’une entreprise a besoin d’une équipe aux compétences complémentaires plutôt que d’un fondateur solitaire, malgré la douleur du départ de son ancienne cofondatrice.
Depuis, il a multiplié les entretiens pour trouver de nouveaux partenaires, et discute sérieusement avec un graphiste qu’il connaît depuis longtemps et qui a conçu la marque et le site web d’Identroad.
Critique des hyperscaleurs et de l’IA « orchestrée »
Une partie importante de la discussion porte sur un angle mort des incubateurs nord-américains : l’absence de formation sur l’infrastructure. Selon Jean-Claude, les jeunes entreprises sont poussées vers les hyperscaleurs