Ah ben Flock! Selon Cyber Citoyen et Polysecure. - Parce que... c'est l'épisode 0x2FB!
Contenu de l'épisode
- 3 au 5 juin 2026 - Rennes, France - - SSTIC 2026
- 24 et 25 juin 2026 - Allemagne - - Troopers
- 26 et 27 juin 2026 - Paris, France - - leHACK
- 30 juin au 2 juillet 2026 - Lille, France - - Pass the SALT
- 6 au 9 août 2026 - Las Vegas, USA - - DEFCON 34
- 19 septembre 2026 - Montréal Canada - - Bsides Montréal 2026
- 22 septembre 2026 - Belgique - - BE-Cyber
- 24 au 25 septembre 2026 - Belgique - - BruCON
- 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - - AligatorCon
- 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - - DEATHCon
Le Honduras Gate : ingérence américaine et israélienne en Amérique latine
Sam Harper ouvre l’épisode avec le Honduras Gate, une série de fuites de conversations Telegram et téléphoniques publiées par un collectif anonyme de journalistes honduriens. Ces révélations exposent un plan visant à remettre au pouvoir l’ancien président Juan Orlando Hernández, condamné à des décennies de prison pour trafic de drogue sous l’administration Biden, puis gracié par Donald Trump. La campagne de lobbying derrière ce pardon implique Roger Stone, vétéran des coups bas politiques américains depuis l’ère Nixon, ainsi que Benjamin Netanyahu, qui aurait contribué au financement logistique.
Les fuites révèlent également des négociations pour le retour au pays d’Hernández et l’installation, en échange, d’une base militaire américaine au Honduras, la création de zones économiques spéciales — sortes de « charter cities » libertariennes où les lois nationales ne s’appliqueraient pas — et des conditions favorables aux investissements technologiques, notamment en intelligence artificielle. Plus troublant encore, les documents montrent qu’environ 350 000 dollars auraient été versés par le président argentin Javier Milei pour constituer une équipe médiatique financée en partie par des fonds publics, destinée à mener des campagnes de désinformation contre les gouvernements de gauche en Colombie et au Mexique.
Sam souligne que les journalistes à l’origine des publications ont signalé des attaques informatiques massives contre leur site, avec des requêtes provenant principalement des États-Unis et de Tel-Aviv. Ce qui rend ce dossier particulièrement intéressant, note-t-il, c’est qu’on y voit les États-Unis directement impliqués dans des opérations d’influence, un renversement de la dynamique habituelle où l’on pointe du doigt la Russie, la Chine ou l’Iran.
Flock : la surveillance municipale hors de contrôle
Catherine enchaîne avec un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : les caméras de surveillance Flock. Ce système, capable de se connecter à pratiquement n’importe quelle caméra reliée à internet et doté d’outils d’intelligence artificielle, est utilisé par de nombreuses municipalités, principalement aux États-Unis.
Les scandales s’accumulent autour de cette technologie. Des policiers s’en sont servis pour traquer des ex-conjointes via les plaques d’immatriculation. L’organisme ICE l’a utilisé pour des contrôles d’immigration ciblés. Plus inquiétant encore, un vice-président de Flock a été identifié en train d’accéder aux caméras d’un gymnase d’école secondaire, officiellement dans le cadre d’une démonstration de vente, ce que les trois animateurs trouvent profondément troublant. Le système souffre d’un manque criant d’imputabilité : personne n’audite réellement qui accède à quoi.
Catherine rappelle le fiasco publicitaire de Flock lors du Super Bowl, quand l’entreprise avait annoncé un partenariat avec Amazon Ring pour retrouver les chiens perdus grâce à la reconnaissance par IA dans les caméras de sonnettes des quartiers résidentiels. Le tollé public a été tel que le partenariat a été entièrement annulé. Ce rejet populaire est encourageant, selon Catherine, qui insiste sur le pouvoir citoyen au niveau municipal. Elle exhorte les auditeurs à s’impliquer dans les conseils d’arrondissement, à refuser ces technologies de surveillance et à interpeller leurs élus locaux, car c’est à cette échelle que ces décisions se prennent souvent, devant une poignée de citoyens seulement.